Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

Vous partez randonner à vélo et vous ne savez pas quelles sacoches choisir ? Plusieurs options s'offrent à vous, suivez le guide !

Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

Pendant votre périple, elles conserveront à l’abri l’intégralité de vos possessions matérielles ou presque. Alors autant les sélectionner avec rigueur ! Afin de garantir votre autonomie, mais aussi votre confort sur la route, les sacoches dédiées à l’itinérance doivent répondre à des critères de conception précis. Quelles caractéristiques prendre en considération ? Quelles questions se poser avant d’acheter ? Voici notre mode d’emploi pour cibler au mieux la bagagerie adaptée à votre pratique.

Sacoches classiques ou bikepacking, quel camp choisir ? 

Deux approches existent en matière de bagagerie dans l’univers de l’itinérance sur deux roues. La solution la plus commune, dans la droite ligne du cyclotourisme traditionnel, consiste à embarquer sur porte-bagages des sacoches latérales dotées d’une grande capacité de charge. Le choix du confort et de l’autonomie, généralement, plébiscité par les familles, les voyageurs au long cours et autres tourmondistes ou tout simplement par les randonneurs épicuriens. 

Le second courant, au contraire, privilégie le rendement et la maniabilité en misant sur une bagagerie minimaliste intégrée au profil du vélo. Son nom : le bikepacking. Une option idéale pour les escapades tout-terrain, les micro-aventures en mode « light » ou pour des défis d’ultra-distance réservés aux cyclistes sportifs. 

Entre ces deux gammes de sacoches vélo, à vous de trancher selon votre itinéraire, votre état d’esprit et votre expérience du nomadisme sur deux roues (même si, on le verra plus bas, rien n’interdit d’imaginer des configurations à la carte en panachant des sacoches des deux types.)

En ce qui nous concerne, pour plus de clarté dans nos explications, nous avons pris le parti de traiter dans les lignes qui suivent, uniquement des sacoches dites traditionnelles, classiques ou cavalières. Vous retrouverez nos conseils pour choisir vos sacoches de bikepacking dans un autre article. 

1/ Faut-il disposer d’un porte-bagages pour transporter des sacoches à vélo ?

C’est un préalable indispensable, à moins d’opter, comme évoqué ci-dessus, pour des sacoches dites de bikepacking, conçues spécifiquement pour s’affranchir de ce type de support. Souples et légers, ces bagages dits « rackless » s’accrochent directement au cadre, au guidon ou à la tige de selle grâce à des systèmes de sangles ou de bandes velcro.

En revanche, impossible de faire l’impasse sur le porte-bagages si vous prévoyez de tailler la route avec des sacoches latérales. Votre vélo devra donc être muni d’œillets de fixation permettant le montage de ce type d’accessoire à l’arrière et/ou à l’avant.

Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

Aucun insert sur votre cadre ? Une alternative consiste à vous équiper d’un porte-bagages se fixant sur tige de selle. Gare, toutefois, à ne pas surcharger ce type de dispositif au porte-à-faux très prononcé. Ces porte-bagages d’appoint supportent en général autour de 10 kg, là où les modèles classiques les plus robustes résistent à 40 kg de chargement.

2/ Comment bien choisir ses sacoches de vélo pour partir en randonnée ?

Des sacoches vélo imperméables

Un orage aussi violent que soudain ou même une pluie fine qui s’éternise. Face à ces situations, vous vous féliciterez d’avoir opté pour des sacoches vélo étanches. Dans le cas contraire, vous risquez de vous morfondre dans l’humidité en essorant vainement vos affaires de rechange, votre tente et votre sac de couchage…

Avant d’investir dans des sacoches vélo de voyage, il est donc capital de considérer leurs capacités hydrofuges. Plusieurs niveaux d’étanchéité existent. L’indice IPX6 garantit une protection très élevée contre les averses intenses et les projections abondantes d’eaux sous tous les angles (100 litres/min). De quoi faire face aux conditions météos les plus désastreuses. Conçues pour résister aux climats les plus rigoureux partout sur la planète, les sacoches de touring Riverside répondent à cette norme. 

Légèrement moins exigeant, l’indice IPX4 s’avérera, toutefois, satisfaisant dans la plupart des situations du quotidien. Les sacoches dotées de ce niveau de protection conserveront efficacement vos affaires au sec face à la pluie ou aux éclaboussures. Suffisant, sauf exception, pour des randonnées de quelques jours en France, à la belle saison. 

Un indice inférieur ou pas d’indice du tout ? Votre équipement sera alors à la merci des caprices du ciel. Vous pourrez retarder le pire grâce à des housses protectrices, mais même déployées à temps, celles-ci ne sont que d’une efficacité modeste sous des trombes d’eau et laissent fréquemment passer les projections générées par la roue.

Un dispositif de fermeture fiable

Si l’imperméabilité d’une sacoche repose sur la qualité de sa membrane, elle dépend aussi de son type de fermeture. Et en la matière un dispositif fait consensus, le système par enroulement. Simple et robuste, il offre une résistance à l’eau et à la poussière à toute épreuve. Une solution à privilégier pour l’itinérance à vélo. 

Les fermetures par rabat qui équipent bon nombre de sacoches destinées à un usage urbain, n’apporteront pas un niveau de protection suffisant en itinérance. A réserver pour de courtes balades à la journée, sauf si le rabat en question vient se superposer à un premier dispositif de fermeture par enroulement. 

Les systèmes de fermeture par cordon de serrage ou fermeture éclair, généralement trop fragiles et peu efficaces en termes d’étanchéité, sont à éviter en voyage à vélo. Il existe des exceptions toutefois. Dans l’univers de la bagagerie bikepacking, en particulier, où certaines sacoches disposent de zips spécifiquement conçus pour un usage intensif et résister à l’eau. Les sacoches de cadre Riverside « half frame » sont notamment équipées d’un système de fermeture TIPZIP réputé pour sa longévité et ses capacités waterproof.

Des modèles durables et robustes

Ouvertures et fermeture répétées, frottements, exposition prolongée aux éléments… en voyage, vos sacoches seront soumises à rude épreuve. Ne négligez pas leur qualité de finition. Si votre fréquence d'utilisation est élevée, préférez les modèles robustes en polyester peu sujets aux risques d’éventrement ou de déchirure. Pour une résistance accrue, Riverside a même doté ses sacoches de touring d’un fond rigide thermoformé. De quoi stabiliser les sacoches en position droite lorsqu’elles sont au sol, mais aussi les prémunir contre les poinçons ou coupures que pourrait occasionner un silex par exemple. 

On accordera une attention particulière également à la solidité des accessoires de fermeture, les clips notamment (chez Riverside, ces derniers sont pour partie en métal). Dernier point de vigilance enfin, le dispositif de fixation, à l’origine des casses les plus fréquentes. 

Un système d'accroche simple et efficace

En premier lieu, assurez-vous de sa compatibilité avec votre porte-bagages. Les modèles Riverside s’adaptent à tout type de tube grâce à des embouts. Testez ensuite l’efficacité du système de verrouillage. Celui-ci doit pouvoir s’opérer d’un geste simple et garantir le maintien de la sacoche dans toutes les situations. Pour contenir ses soubresauts sur les routes les plus cahoteuses, veillez à la présence d’un dispositif de fixation inférieur (en bas de la sacoche), type dent de requin. Celui-ci devra être réglable pour plus d’efficacité.

Le compartimentage et les rangements additionnels

La plupart des sacoches destinées à la rando vélo se présentent sous la forme d’une grande poche fourre-tout. Mais certaines sont également dotées, comme les modèles Riverside, d’un compartiment interne, permettant de glisser un ordinateur portable ou d’isoler des objets spécifiques. On trouve également parfois des dispositifs d’accroche ou de rangement externes, mousquetons, filets, qui offrent la possibilité de garder à portée de main une veste de pluie par exemple. Pratique pour limiter les ouvertures intempestives.

Attention, toutefois, aux modèles qui multiplient à l’excès le nombre de poches dont les fermetures sont généralement des points de fragilité. Pour optimiser votre organisation, vous pouvez, en revanche, miser sur des sacoches additionnelles de type bikepacking (là encore cadre, top tube, food pouch) qui seront autant de compartiments supplémentaires pour répartir vos affaires. Il est également possible de répartir vos affaires à l'intérieur de vos sacoches latérales en les glissant dans des sacs de compression.

Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

Le poids 

Inutile, en réalité, de trop vous focaliser sur ce critère. Entre les différents modèles de sacoches latérales disponibles sur le marché, les différences de poids restent la plupart du temps assez anecdotiques. Le poids moyen d’une sacoche arrière oscillant généralement autour d’un kilo. Si vous souhaitez vous alléger efficacement, il sera généralement plus pertinent de reconsidérer la quantité de matériel que vous comptez embarquer !

La facilité de transport une fois à pied

Dans le train, pour rejoindre une chambre d’hôtel ou même le temps d’une visite ou encore pour aller faire les courses, il vous arrivera de retirer une ou plusieurs sacoches de votre porte-bagages pour les transporter à pied. Assurez-vous qu’elles soient faciles à prendre grâce à une poignée spécifique. Pour vous simplifier la tâche, certains modèles sont même munis d’une sangle pour être transportés en bandoulière.

Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

La visibilité

Pour renforcer votre visibilité sur la route, la nuit ou par temps sombre, privilégiez un modèle doté de bandes réfléchissantes sur les côtés. Pour que vous soyez vu dans toutes les conditions, les sacoches touring Riverside sont également équipées d’un support de fixation pour éclairage led. 

Quel volume pour des sacoches de rando à vélo ? 

Tout dépendra, bien entendu, du degré d’autonomie souhaité, de l’itinéraire choisi, de la saison ou encore de votre rapport au confort. Bref de la quantité d’équipement que vous voulez embarquer. Les sacoches arrière les plus volumineuses affichent généralement une contenance proche de 25 litres et tolèrent entre 12 et 14 kg de matériel. A l’avant, la capacité de transport se limite généralement à une quinzaine de litres et 8 kg par bagage. Au total, en s’équipant d’une parure complète de 4 sacoches latérales, on pourra donc emporter plus d’une quarantaine de kilos d’équipement. Besoin de plus de place encore ? 

Misez sur un « rack-pack », sorte de grand sac fourre-tout que vous pourrez arrimer à l’horizontal sur vos sacoches arrière. Gare toutefois à ne pas dépasser la limite de charge de votre porte-bagages arrière, autour de 40 kg, en général. Vous pouvez également étendre votre volume de transport en associant à vos sacoches traditionnelles quelques éléments de bagagerie bikepacking, une sacoche de cadre, une sacoche top tube, un food pouch ou éventuellement une sacoche de selle, par exemple. 

Combien de sacoches pour voyager à vélo ? 

Là encore, votre profil et la nature de votre projet influeront grandement sur votre décision. En famille ou en partance pour un long trajet en autonomie ? Il vous faudra alors, très probablement, opter pour la configuration « gros porteur » à savoir 4 sacoches latérales et une sacoche guidon. 

Dans le cadre d’une randonnée courte de moins d’une semaine à la belle saison, vous pourrez sans doute vous contenter de deux sacoches. Surtout, si vous faites l’impasse sur la tente en privilégiant des hébergements en dur, hôtels ou chambres d’hôtes, et que vous renoncez à votre nécessaire de cuisine, réchaud, popote etc. 

Où placer ses sacoches vélo ? a l'arrière ou sur la roue avant ? 

Les deux écoles existent. Spontanément, la plupart des cyclo-voyageurs auront tendance à arrimer leur matériel à l’arrière pour que la charge n’affecte pas la direction. Mais avec la pratique, certains préconisent d’installer les sacoches à l’avant pour assurer une meilleure stabilité et limiter le risque que la roue directrice ne se cabre. Attention, toutefois, en plaçant vos sacoches à l’avant votre capacité de transport sera plus limitée. Les porte-bagages frontaux les plus résistants affichent une limite de charge de 20 kg environ, contre 40 kg à l’arrière.  

Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

Quelle sacoche guidon pour voyager à vélo ?

De nouveau, on veillera à cibler un modèle imperméable. D’autant que c’est généralement dans la sacoche guidon qu’on conserve ses effets personnels de valeur. A commencer par son appareil photo ! On prêtera également une attention particulière au système d’accroche. Il devra immobiliser la sacoche sur tous les terrains, tout en assurant un déverrouillage rapide et intuitif. Votre sacoche de guidon contenant vos effets les plus précieux, vous serez amené fréquemment à la détacher pour aller faire des achats par exemple. Autant que l’opération soit simple.
Certains modèles disposent par ailleurs de quelques options pratiques. Un compartiment interne, par exemple, permettant de ranger ses papiers ou une poche plastifiée externe pour glisser une carte routière.

Existe-t-il des sacoches de voyage à vélo pour enfant ? 

Votre enfant est autonome sur sa monture et il est partant pour transporter sur son porte-bagages une partie de ses affaires ? Optez pour des sacoches latérales classiques avant que vous fixerez à l’arrière sur son vélo. A l’intérieur, glissez de préférence des objets légers, comme des vêtements ou éventuellement un sac de couchage. Ne le surchargez pas et laissez-lui le temps de s’habituer au gabarit de cette nouvelle configuration. Dans l’idéal, effectuez un test en conditions réelles avant votre départ pour vous assurer que les sacoches ne le déstabilisent pas ou n’entravent pas son pédalage. 

Pour commencer en douceur, vous pouvez lui proposer d’embarquer simplement une sacoche guidon. Il existe de nombreux modèles adaptés à la taille d'un vélo enfant et mettant l'accent sur un design fun. 

Les sacoches doubles sont-elles adaptées au cyclotourisme ?

Même s’il existe des exceptions, la plupart des sacoches double sont conçues pour un usage urbain. Leur grande capacité de charge est généralement appréciée pour aller faire les courses. En revanche, elles sont peu adaptées à une utilisation en itinérance pour des raisons pratiques essentiellement. Indissociables l’une de l’autre, elles sont notamment plus difficiles à accrocher et à décrocher. 

Panier ou sacoche vélo guidon pour partir en rando ?

Là encore, l’usage d’un panier est davantage adapté à une pratique urbaine du quotidien. Sans dispositif de fermeture efficace, il ne protégera pas vos affaires des éléments. Il pourra, au mieux, convenir pour une randonnée courte à la journée sur routes non dégradées pour transporter votre pique-nique. Il vous privera par ailleurs de l’utilisation d’une sacoche guidon.

Vous avez désormais les clés pour choisir les sacoches latérales qui vous accompagneront lors de votre prochain périple à vélo. Reste maintenant à les remplir ! Pour sélectionner au mieux votre équipement, n’hésitez pas à jeter un œil à notre check-list du voyage à vélo. Bonne route ! 

Comment choisir ses sacoches pour randonner à vélo

Olivier godin

Explore le sujet « vélo » sous toutes ses dimensions. Se passionne en particulier pour l’itinérance sur les chemins détournés. Garde le même souvenir ébloui de la Great Divide, de Paris-Le Cap, de la Scandinavie… que de la traversée des Pyrénées, du plateau de Millevaches ou de la Picardie ! Préfère quand ça monte car grimper, c’est prendre de la hauteur au sens propre comme au figuré. Pédale en solo, en couple, en famille. S’emploie à communiquer l’envie de prendre la route dans des livres. Auteur de « A vélo, 50 itinéraires pour pédaler le nez au vent » chez Gallimard.